
Les pièges à éviter quand on souscrit une assurance expatrié
Souscrire une assurance santé expatrié peut sembler simple, mais de nombreux pièges guettent les assurés mal informés. Voici les principales erreurs à éviter et les conseils pour sécuriser votre choix.
Piège 1 : Se focaliser uniquement sur les prix
L’assurance est un secteur d’activité mûr et peu disrupté. Si une offre apparaît étonnamment compétitive, alors il est impératif de vérifier que vous comparez des produits comparables.
Beaucoup d’expatriés choisissent l’offre la moins chère…sans regarder les garanties réelles. Or un tarif bas peut cacher des différences de nature de garanties : est-ce que les garanties couvrent tous types de maladies (y compris chroniques ou pré existantes) ou uniquement les maladies inopinées et l’accidentel? Un rapport tarifaire de 1 à 10 peut exister entre les 2 !
Par ailleurs, d’autres points doivent être regardés de près :
• Quels sont les services aux assurés ? (appli, e-claiming)
• Quels sont les réseaux de soins ? Il est primordial que l’assureur dispose de réseaux de soins partout dans le monde pour permettre les prises en charge dans des établissements de qualité et avec un coût maitrisé. Ainsi, vous pouvez vous concentrer sur votre santé sans vous préoccuper de la qualité des soins, d’avancer les frais ou même pire, d’avoir un reste à charge.
• Quels sont les plafonds de remboursement? Sont-ils cohérents avec les coûts de la santé dans le pays d’expatriation? Y compris en cas d’affection de longue durée ou de maladie grave?
• Est-ce que les exclusions sont en ligne avec le marché?
• Est-ce qu’il y a des franchises ou des quote-parts de remboursement (co-paiements) élevés?
Conseil : comparer les garanties et services avant le prix est indispensable lorsque l’on parle de protéger sa santé et celle de ses proches
Piège 2 : Ignorer les délais de carence
Certains contrats imposent des délais avant de pouvoir bénéficier des garanties (maternité, dentaire, optique, hospitalisation non urgente). Si vous partez bientôt, vérifiez bien ces délais.
Conseil : souscrire dès que la date d’expatriation est connue pour une entrée en vigueur dès le départ. A noter que la Caisse des Français de l’étranger prévoit un délai de carence en cas de souscription tardive. (> 3 mois après départ à l’étranger)
Piège 3 : Oublier de déclarer ses antécédents médicaux
Les assurances peuvent demander au candidat de remplir un questionnaire médical. Mentir ou omettre volontairement une information peut entraîner l’annulation du contrat ou un refus de prise en charge. (Art.113-8 et 113-9 du Code des assurances français)
Conseil : être transparent au moment de la souscription
Piège 4 : Ne pas vérifier les exclusions géographiques
Certaines zones (comme les USA, ou les pays sous sanctions internationales ou en guerre ou considérés comme trop dangereux) peuvent être exclues ou nécessiter une extension spécifique.
Conseil : vérifier que le pays de destination est couvert et regarder les pays appartenant à la même zone de couverture.
Piège 5 : Confondre assurance voyage et assurance expatrié
L’assurance voyage est conçue pour des séjours temporaires (vacances, déplacements professionnels), pas pour une résidence longue durée. Elle peut refuser de couvrir un expatrié de longue durée.
Conseil : opter pour une vraie assurance expatrié dès que vous partez vivre hors de France.
Comment éviter ces erreurs ?
Demandez l’aide d’un courtier spécialisé qui connaît le marché et les pièges à éviter.
Conseil : un bon accompagnement permet d’économiser à long terme et d’éviter les mauvaises surprises en cas de problème. Un employeur voyant son obligation de protection élargie en dehors du lieu de travail, la qualité du conseil est essentielle.
Piège 6 : Ne pas penser au retour en France
La question du retour en France doit être posée. Il faut avoir en tête la possibilité d’un délai de ré-acquisition de droits à la sécurité sociale au retour. (carence)
Il est également possible de continuer de cotiser au régime de retraite français lors de l’expatriation en adhérant à la CFE.

