Published On: 17 septembre 20262,2 min readCategories: Les plus lus

Visas en Australie : net durcissement des visas étudiants et Working Holiday

L’Australie prévoit de durcir l’octroi de visas pour certaines populations. En effet, elle prépare plusieurs restrictions destinées à ramener l’immigration nette annuelle d’environ 300 000 à 225 000 personnes d’ici 2028 :

  • les étudiants étrangers ne pourront généralement plus faire venir conjoint et enfants, avec des exceptions limitées pour certains ressortissants du Pacifique et d’Asie du Sud-Est ;
  • le renouvellement des visas vacances-travail passera par un tirage au sort ;
  • une clause empêchera certains titulaires de demander un autre visa depuis l’Australie ;
  • 100 agents supplémentaires renforceront les contrôles.

L’immigration nette avait atteint 518 000 personnes en 2023. L’enseignement international, quatrième exportation du pays, représente pourtant 53,6 milliards AUD.

Quel est l’impact de ce durcissement de l’octroi de visas en Austalie pour les salariés, TNS, correspondants ?

Quand un pays durcit ses visas, ce sont souvent les statuts les plus précaires qui trinquent d’abord :  travailleurs indépendants (TNS), pigistes et correspondants sur place, souvent sans employeur pour porter leur couverture santé et sans accès automatique à la sécurité sociale locale. Pour les indépendants et journalistes qui partent en mission ou en résidence longue, le message est clair : rester éligible à un visa ne garantit plus un accès stable à une couverture santé locale, ni la possibilité de faire suivre sa famille. C’est précisément le type de rupture que doit anticiper une protection sociale portable, indépendante du statut migratoire ou de l’employeur.

Pour un salarié envoyé en mission ou en expatriation, la couverture santé suit en général le contrat de travail. Mais le durcissement australien touche un maillon souvent oublié des politiques de mobilité : la capacité du conjoint et des enfants à accompagner l’expatrié, et la marge de manœuvre pour changer de statut une fois sur place – deux points que les services RH et mobilité internationale doivent désormais anticiper.

Ces mesures ciblent d’abord les visas étudiants et vacances-travail, pas directement les visas de travailleurs qualifiés rattachés à un employeur. Mais le climat général – restriction des passerelles entre statuts, contrôle renforcé – doit alerter les DRH : un accompagnant (conjoint arrivé sous un autre statut, enfant en études locales) peut désormais se retrouver bloqué par des règles plus strictes, et tout changement de statut pendant le séjour n’est plus garanti. Pour une politique de mobilité internationale, cela renforce l’intérêt d’anticiper la couverture santé et sociale de la famille accompagnante dès la préparation du dossier, plutôt que de la traiter comme un simple avenant administratif.

Source : Reuters ; ABC News

 

 

 

 

 

 

 

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